Voyage pêche à l'ile maurice : spots incontournables, espèces ciblées et budget moyen pour une expérience au large de l’océan IndienVoyage pêche à l'ile maurice : spots incontournables, espèces ciblées et budget moyen pour une expérience au large de l’océan Indien

Pourquoi l’île Maurice est un petit paradis pour les pêcheurs

L’île Maurice, on la connaît pour ses lagons turquoise, ses plages de carte postale et ses hôtels tout-inclus. Mais pour les amateurs de pêche, c’est surtout un terrain de jeu exceptionnel posé en plein océan Indien. Ici, on peut aussi bien traquer le marlin en pleine mer que pêcher le capitaine au coucher du soleil depuis une plage tranquille.

Si vous rêvez d’un voyage qui mixe vacances tropicales et sortie au large, Maurice est dans le haut du panier. Reste à savoir où aller, quelles espèces cibler et combien tout cela va vous coûter. C’est ce qu’on va décortiquer ensemble.

Les grands types de pêche à l’île Maurice

Avant de parler spots, il faut savoir quel type de pêche vous intéresse. À Maurice, on peut grosso modo distinguer trois approches principales, qui ne demandent ni le même budget ni le même niveau d’engagement.

Pêche au gros (big game)

C’est l’image d’Épinal de l’île Maurice côté pêche : un gros bateau, des cannes lourdes, des ceintures de combat, et au bout de la ligne… du sérieux. Marlins, thons, espadons : on parle de poissons capables de vous vider un moulinet si vous n’êtes pas bien accroché.

Les sorties durent généralement une demi-journée ou une journée complète, avec traîne au large sur les tombants. C’est la formule idéale si vous voulez vivre “la” grosse expérience pêche du voyage, même si vous n’êtes pas expert.

Pêche côtière et lagon

Plus calme, plus accessible, mais tout aussi plaisante : la pêche dans le lagon et en bordure de récif. On y trouve une belle diversité d’espèces, et on reste dans des conditions très confortables, souvent à vue des plages.

Selon les guides, on pratique la traîne légère, la pêche au vif, à la calée ou aux leurres. C’est une bonne option si vous voyagez en famille : certains peuvent profiter du bateau et des paysages pendant que vous vous concentrez sur la canne.

Rockfishing, surfcasting et pêche du bord

Vous n’avez pas envie de passer une journée en mer ou votre budget est serré ? La pêche du bord reste une très belle alternative à Maurice, surtout au lever et au coucher du soleil.

Plages, rochers, embouchures de rivières : en repérant les zones de courant et de cassures, il est possible de toucher de jolis poissons sans jamais monter sur un bateau. C’est aussi la formule parfaite pour “caser” une session entre deux excursions touristiques.

Les spots incontournables pour un séjour pêche à l’île Maurice

La bonne nouvelle, c’est que l’île offre des possibilités sur presque toutes ses côtes. La moins bonne : il va falloir choisir. Voici les zones les plus intéressantes pour organiser votre voyage.

La côte ouest : Flic-en-Flac, Rivière Noire, Le Morne

C’est la zone la plus réputée pour la pêche au gros, et ce n’est pas un hasard : les fonds tombent vite, et les bateaux sont rapidement sur les zones de chasse des gros prédateurs.

  • Rivière Noire : véritable “hub” de la pêche sportive. De nombreux centres de pêche au gros y sont installés. Départs matinaux, ambiance village de pêcheurs qui vit au rythme des marées et des reports de sortie.
  • Le Morne : en prime du décor grandiose (montagne du Morne en toile de fond), la zone reste excellente pour le marlin et le thon. Idéal si vous voulez combiner sessions de kite, plage et pêche.
  • Flic-en-Flac : plus touristique, mais quelques opérateurs sérieux proposent des sorties en mer. Sympa si vous logez déjà sur place.
  • En bonus : la côte ouest est souvent plus abritée du vent en été austral, ce qui rend les sorties en mer plus confortables.

    La côte nord : Grand Baie, Cap Malheureux, Trou-aux-Biches

    Le nord, c’est un peu la carte “polyvalence” : facile d’accès, très touristique, et avec un bon concentré d’offres pêche.

  • Grand Baie : beaucoup de bateaux, du plus simple au plus luxueux. Parfait si vous cherchez une sortie clef en main à intégrer dans un programme vacances déjà chargé.
  • Cap Malheureux : au-delà de sa célèbre petite église rouge, le secteur reste un bon point de départ pour des sessions de pêche côtière et au large.
  • Trou-aux-Biches : intéressant pour combiner plongée, snorkeling et petites sessions de pêche dans le lagon.
  • Les spots du nord sont aussi pratiques pour la pêche du bord : plages accessibles, récifs proches et jolis couchers de soleil… ce qui ne gâche rien.

    La côte est : Belle Mare, Trou d’Eau Douce, l’île aux Cerfs

    Plus sauvage, plus exposée au vent, la côte est plaît à ceux qui cherchent un environnement un peu moins “carte postale standard” et un peu plus authentique.

  • Belle Mare : grandes plages, possibilité de pêcher du bord ou en bateau lagon. Les conditions peuvent être un peu plus sport selon la météo.
  • Trou d’Eau Douce : port de départ pour l’île aux Cerfs, mais aussi pour plusieurs petites embarcations de pêche. Ambiance plus “locale” que dans le nord.
  • Zones récifales de l’est : idéales pour le jigging léger et la pêche aux leurres, avec des fonds qui cassent assez près du rivage.
  • Le sud sauvage : Bel Ombre, Souillac, Gris-Gris

    Moins touristique, plus brut. La côte sud est marquée par des falaises, une houle plus présente et des paysages spectaculaires. C’est moins le secteur classique pour la pêche au gros organisée, mais pour le surfcasting et le rockfishing, il y a de quoi faire.

    Attention en revanche : courant fort, vagues, rochers glissants. On oublie la session improvisée en tongs sur un coup de tête. Ici, prudence et repérage s’imposent.

    Les principales espèces à cibler à l’île Maurice

    L’océan Indien n’est pas avare en diversité. Selon la saison et le type de pêche, vous ne traquerez pas les mêmes poissons. Voici un tour d’horizon des stars locales.

    En pêche au gros

  • Marlin bleu et marlin noir : l’icône de la pêche sportive. Des combats longs, physiques, parfois spectaculaires. C’est souvent pour lui que l’on réserve une sortie au gros.
  • Thon jaune : puissant, combatif, excellent dans l’assiette. Un classique des sorties à la journée.
  • Wahoo : vitesse fulgurante, attaques violentes, chair très appréciée. Un des plus beaux poissons à pendre à la traîne.
  • Dorade coryphène (mahi-mahi) : poissons magnifiques, verts, jaunes, bleus, souvent en bancs. Parfait pour une action de surface dynamique.
  • Espadon voilier : plus rare mais présent, avec des attaques de surface et des chandelles mémorables lorsqu’il est piqué.
  • En pêche côtière et lagon

  • Carangues (GT, carangue bleue…) : redoutables combattantes, parfaites au popper ou au jig léger. La GT (carangue géante) est une légende pour les pêcheurs aux leurres.
  • Capitaine : poisson emblématique, souvent ciblé au vif ou à la calée. Très recherché aussi pour sa chair.
  • Vieilles, poissons-perroquets et autres poissons de récif : idéals pour s’amuser en light tackle, surtout si l’objectif est autant la découverte que la performance.
  • Thazards (maquereaux locaux) : rapides, fun à pêcher, parfaits pour la traîne légère.
  • En pêche du bord

  • Carangues moyennes : accessibles au lancer depuis les rochers ou les plages, surtout aux heures creuses.
  • Poissons de récif variés : sars, poissons-lapins, petits prédateurs côtiers… Idéaux pour des sessions détente avec une canne légère.
  • Pour optimiser vos chances sur une espèce en particulier, le plus simple reste d’en parler à l’avance avec le guide ou l’opérateur : ils connaissent très précisément ce qui tourne selon la période et les conditions.

    Quel budget prévoir pour une expérience pêche à Maurice ?

    Venons-en à la question qui pique un peu : combien ça coûte ? Sans surprise, une grosse sortie en mer ne joue pas dans la même cour qu’un lancer du bord au coucher du soleil. Voici des ordres de grandeur réalistes, à adapter selon la saison et le niveau de confort recherché.

    Sorties de pêche au gros (big game)

    Les tarifs sont généralement donnés pour le bateau (et non par personne), avec 4 à 6 pêcheurs possibles à bord.

  • Demi-journée (4–5 h) : environ 350 à 500 € pour le bateau, selon la taille, l’équipement et la renommée de l’équipage.
  • Journée complète (8 h) : comptez plutôt entre 600 et 900 €, parfois plus pour les bateaux haut de gamme ou les charters très spécialisés.
  • Dans ces tarifs, on retrouve généralement :

  • le skipper et l’équipage
  • tout le matériel de pêche (cannes, moulinets, leurres, harnais…)
  • le carburant
  • boissons non alcoolisées et parfois un encas ou un simple déjeuner
  • Pensez à vérifier ce qui est inclus (et ce qui ne l’est pas) au moment de la réservation : certains opérateurs facturent séparément les transferts depuis l’hôtel ou certains services à bord.

    Pêche lagon et côtière

  • Demi-journée : entre 150 et 250 € selon la taille du bateau et le niveau de prestation.
  • Journée : souvent autour de 300 à 450 €.
  • On est sur des embarcations plus petites, parfois très simples, mais l’expérience peut être tout aussi mémorable, surtout si vous aimez l’ambiance “sortie avec un pêcheur du coin” plutôt que “charter ultra-équipé”.

    Pêche du bord avec guide

    Vous pouvez, bien sûr, pêcher gratuitement depuis la plage avec votre propre matériel. Mais si vous souhaitez être accompagné :

  • Session guidée de quelques heures : environ 70 à 150 € selon le guide, le matériel fourni et le lieu.
  • C’est un bon compromis pour ceux qui veulent découvrir rapidement les bons coins, les bons montages et les leurres efficaces, sans perdre 3 jours en repérages.

    Budget global à prévoir sur un séjour pêche

    Sur une base d’une semaine à l’île Maurice, si vous êtes un pêcheur motivé mais pas totalement monomaniaque, un scénario “classique” pourrait ressembler à :

  • 1 sortie pêche au gros à la journée : 600–800 € (à diviser si vous partagez le bateau)
  • 1 sortie côtière ou lagon en demi-journée : 150–250 €
  • 1–2 petites sessions du bord, gratuites ou avec guide (70–150 € chacune)
  • En partageant le bateau de pêche au gros à 3 ou 4, vous pouvez ramener le coût individuel de la journée autour de 150–250 €, ce qui devient beaucoup plus digeste pour un voyage loisir.

    Quand partir pour maximiser ses chances ?

    L’île Maurice se pêche toute l’année, mais certaines périodes sont plus favorables selon les espèces recherchées.

    Pour la pêche au gros

    La haute saison du marlin s’étend en général de novembre à avril, avec un pic souvent observé entre janvier et mars. Durant ces mois-là, l’eau est plus chaude et les gros prédateurs sont plus actifs.

    Le thon, le wahoo et la dorade coryphène peuvent se toucher à d’autres périodes, parfois même quand le marlin se fait discret. Les opérateurs locaux ont un suivi précis des migrations et pourront vous orienter sur les meilleures fenêtres.

    Pour la pêche côtière et du bord

    La pêche en lagon, sur les récifs ou du bord reste intéressante quasiment toute l’année. Le véritable paramètre à surveiller :

  • la météo (vent, houle, pluie)
  • les marées, pour les zones peu profondes
  • L’hiver austral (mai à septembre) est un peu plus frais, mais tout à fait pêchable, et moins lourd niveau chaleur sur l’eau. En prime, la fréquentation touristique baisse légèrement, ce qui se ressent parfois sur les prix.

    Matériel, réglementation et quelques conseils pratiques

    Faut-il venir équipé jusqu’aux dents ? Pas forcément. La plupart des centres de pêche au gros et des guides côtiers fournissent tout ce qu’il faut, souvent en matériel haut de gamme. Mais quelques points méritent votre attention.

    Matériel à emporter

  • Une ou deux cannes de voyage (leurres / pêche du bord) si vous voulez être autonome sur la plage ou les rochers.
  • Une sélection de leurres de surface (popper, stickbait) et de casting jigs pour carangues et poissons de récif.
  • Du petit matériel : bas de ligne fluorocarbone, agrafes costaudes, pince coupante, protections pour les doigts.
  • Équipement perso : gants, buff, lunettes polarisantes, casquette, crème solaire costaude (le soleil tape fort).
  • Pour la pêche au gros organisée, mieux vaut voyager léger : le bateau aura tout ce qu’il faut, et adapté aux conditions locales.

    Réglementation et pratiques locales

    Il n’y a pas besoin de permis de pêche pour un touriste à l’île Maurice dans le cadre des sorties avec un opérateur. Pour la pêche du bord, la réglementation est plus floue, mais dans les faits, tant que vous restez raisonnable (pas de braconnage, pas de vente, pas de filets sauvages), vous ne serez pas embêté.

    Deux bonnes pratiques à garder en tête :

  • Respecter les zones protégées et les réserves marines lorsqu’elles sont indiquées.
  • Limiter les prélèvements, surtout sur les gros prédateurs et les poissons de récifs fragiles. De plus en plus d’opérateurs pratiquent (ou encouragent) le no-kill sur les espèces emblématiques.
  • Conseils de terrain

  • Discutez franchement avec le skipper ou le guide avant la sortie : niveau de pêche, attentes, espèce cible… Cela change vraiment la journée.
  • Ne surestimez pas votre résistance au soleil et au mal de mer : casquette, hydratation, un anti-nauséeux si besoin. Rien de pire qu’être K.-O. au bout d’1 h.
  • Prévoyez une marge dans votre planning : si la météo se gâte, l’opérateur préférera souvent décaler la sortie plutôt que vous secouer pour rien dans la houle.
  • Combiner pêche, tourisme et évasion : le bon équilibre

    Un voyage pêche à l’île Maurice ne se résume pas à collectionner les prises. C’est aussi l’occasion de découvrir l’île sous d’autres angles : marchés locaux, temples tamouls, randos dans les Gorges de Rivière Noire, balade à l’île aux Cerfs, rhumeries, street-food mauricienne…

    Pour que tout le monde y trouve son compte (surtout si vous voyagez en couple ou en famille), quelques astuces :

  • Planifiez les grosses sorties pêche (journée au large) en amont, et laissez des jours “libres” entre deux pour visiter ou simplement profiter de la plage.
  • Mixez les formats : une grosse journée au gros, puis une demi-journée plus tranquille en lagon, puis une simple session du bord au coucher du soleil.
  • Choisissez votre hébergement aussi en fonction de la pêche : côte ouest et nord pour le big game, est et sud pour des ambiances plus sauvages et du bord intéressant.
  • Au final, l’île Maurice coche à peu près toutes les cases pour un voyage qui mêle loisirs, tourisme et sensations de pêcheur. Que vous rêviez d’un marlin qui sonne le moulinet ou d’une simple carangue ferrée les pieds dans le sable au lever du jour, l’océan Indien a largement de quoi vous occuper.

    By Alex

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