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Les bienfaits du sel : usages en cuisine de la mer, en conservation du poisson et impacts réels sur la santé

Les bienfaits du sel : usages en cuisine de la mer, en conservation du poisson et impacts réels sur la santé

Les bienfaits du sel : usages en cuisine de la mer, en conservation du poisson et impacts réels sur la santé

Impossible d’imaginer une assiette de poisson sans une pincée de sel. Que l’on soit plutôt cabillaud en papillote, huîtres au naturel ou anchois bien serrés dans leur bocal, le sel est partout dès qu’on parle de cuisine de la mer. Mais au-delà de son rôle de rehausseur de goût, il cache une vraie histoire de marins, de conservation et… quelques idées reçues côté santé.

Dans cet article, on va regarder le sel de plus près : comment il sublime les produits de la mer, pourquoi il a longtemps été indispensable pour conserver le poisson, et ce que la science dit vraiment de ses effets sur notre organisme.

Le sel, allié historique des gens de mer

Avant les frigos, les glaçons en sachets et les vitrines réfrigérées, il y avait… le sel. Pour les pêcheurs et les populations côtières, c’était tout simplement la clé pour garder le poisson consommable plus de quelques heures.

Deux raisons à ça :

Résultat : des poissons qui tiennent plusieurs jours, voire plusieurs mois, ce qui change complètement la donne pour les voyages en mer, le commerce et même l’alimentation quotidienne. Sans sel, pas de morue séchée, pas de hareng saur, pas d’anchois en conserve… Autant dire que l’histoire culinaire de nombreuses régions serait méconnaissable.

Encore aujourd’hui, même si le sel n’est plus indispensable pour éviter l’intoxication alimentaire, il reste un pilier des traditions maritimes : salaisons, fumaisons, condiments de poisson… Derrière chaque bocal un peu rustique, il y a presque toujours un tas de sel, quelque part dans le processus.

Sublimer la cuisine de la mer : comment bien saler le poisson

En cuisine, le sel est un peu comme un bon éclairage : mal réglé, il gâche tout ; bien dosé, il révèle ce qui existe déjà. Avec le poisson et les fruits de mer, c’est particulièrement vrai, car les saveurs sont souvent délicates.

Quelques principes simples permettent de ne plus saler au hasard.

Salage avant ou après cuisson ?

Pour le poisson, le « quand » compte presque autant que le « combien » :

Un réflexe utile : moins saler si vous utilisez déjà un ingrédient riche en sel (beurre demi-sel, bouillon, sauce soja, anchois, olives…). C’est souvent là que les plats « basculent » sans qu’on s’en rende compte.

Les différentes techniques de salage en cuisine de la mer

Le sel ne sert pas qu’à saupoudrer. On peut aussi l’utiliser comme un véritable outil de cuisson ou de pré-préparation.

Si vous aimez les expériences culinaires, il suffit d’un bon gros sel marin et d’un beau poisson entier pour tester la croûte de sel à la maison. Peu de technique, effet « waouh » garanti à table.

Le sel comme technique de conservation du poisson

On l’a évoqué, mais voyons plus précisément comment le sel permet encore aujourd’hui de stocker du poisson plus longtemps, avec quelques techniques que l’on peut reproduire à petite échelle chez soi.

Le salage à sec

C’est la méthode traditionnelle la plus simple :

Le poisson perd une partie de son eau, la texture se raffermit, les arômes se concentrent. C’est la base de la morue salée (bacalhau), que l’on dessale ensuite longuement à l’eau froide avant cuisson.

À l’échelle « maison », un salage plus court permet de préparer :

La saumure (salage dans l’eau salée)

Autre technique très utilisée, surtout en industrie ou en fumage :

Avantage : c’est plus régulier et plus facile à contrôler, surtout pour des pièces de tailles diverses. Pour un usage domestique, une courte saumure peut servir à raffermir un poisson avant grillade, par exemple.

Le duo séchage + sel

Le séchage est souvent associé au salage. L’idée : le sel commence le travail, puis l’air (et parfois le soleil) termine la réduction de l’eau. C’est ce qui donne les harengs saurs, les morues très sèches ou certains poissons des cuisines nordiques et asiatiques.

Ce type de préparation n’est pas le plus simple à reproduire chez soi en appartement, mais il rappelle une vérité importante : le sel est d’abord un outil de gestion du temps. Il donne une « rallonge » à des poissons qui, autrement, seraient bons à la poubelle en une journée.

Sel et santé : démêler le vrai du faux

Dès qu’on parle de sel, une petite alarme mentale s’allume : « attention, hypertension ! ». Mais comme souvent en nutrition, tout est affaire de dose et de contexte.

De quoi parle-t-on exactement ?

Le « sel » de table est majoritairement du chlorure de sodium (NaCl). Le sodium, en excès, est associé à une hausse de la pression artérielle chez certaines personnes. C’est là que viennent les recommandations de santé publique.

Les grandes organisations (comme l’OMS) suggèrent de ne pas dépasser en moyenne 5 g de sel par jour pour un adulte, soit environ une petite cuillère à café rase. En France, on est souvent un peu au-dessus.

Mais attention à un point clé : la plupart du sel que l’on consomme ne vient pas de la salière, mais des produits transformés :

Autrement dit, si vous cuisinez vous-même du poisson frais, même bien assaisonné, vous êtes déjà sur la bonne voie.

Le poisson salé est-il forcément mauvais pour la santé ?

Tout dépend de la fréquence et de la quantité. Quelques points importants :

En revanche, si votre quotidien cumule déjà charcuterie, fromages très salés et produits industriels, ajouter régulièrement des poissons en salaison peut faire pencher la balance.

Le sel a-t-il aussi des bénéfices ?

Oui. Le sel n’est pas un « ennemi » à éradiquer, il est indispensable au fonctionnement du corps :

Sans parler de l’aspect plaisir : un plat totalement sans sel peut devenir fade, ce qui pousse parfois à compenser avec plus de matières grasses ou de sucre. Mieux vaut un assaisonnement maîtrisé et assumé qu’un extrême sans saveur.

Pour résumer : si vous avez un problème cardiaque ou une hypertension, le suivi et les consignes de votre médecin restent la priorité. Pour le reste de la population, l’enjeu principal est de réduire le sel « caché » des produits industriels, plus que de supprimer la pincée de sel sur un bon poisson frais.

Quel sel choisir pour vos recettes marines ?

Face au rayon des sels, on peut vite se sentir plus perdu qu’en pleine mer par brouillard épais. Fleur de sel, gros sel, sel fin, sel gris, sel rose… Tout cela fait-il vraiment une grande différence pour le poisson ?

Sel fin, gros sel, fleur de sel : quel usage ?

Sel gris, sel rose, sel aromatisé… gadget ou intérêt réel ?

La plupart des sels ont une même base : du chlorure de sodium. Les différences se jouent sur :

Pour la cuisine de la mer, certains sels sont particulièrement intéressants :

En revanche, du point de vue strictement santé, un sel exotique ne devient pas « bon » pour l’organisme du simple fait qu’il vient de l’Himalaya ou d’une île lointaine. On reste sur la même logique : plaisir oui, excès non.

Quelques idées pratiques pour le quotidien et les loisirs

Pour terminer sur du concret, voici quelques idées et habitudes faciles à adopter si vous aimez cuisiner la mer sans transformer votre assiette en bloc de sel.

Le sel accompagne la mer depuis des siècles et il n’a pas fini de nous rendre service : il protège, il conserve, il cuisine, il sublime. En apprenant à mieux le connaître et à mieux le doser, on gagne à la fois en plaisir à table et en sérénité côté santé. Et finalement, ce n’est pas une mauvaise définition de l’art de vivre… salé juste ce qu’il faut.

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